Nous étions seules, à discuter de tout et de rien. L’ambiance était feutrée, douce et calme. L’horloge affichait une heure très tardive, mais le temps semblait s’être figé. Chacune assise l’une en face de l’autre, à la douce lueur de la lumière qu’émettait la cuisinière, nous nous regardâmes ; tantôt en riant, tantôt le plus sérieusement du monde. J’inspirais une bouffée, tout en allumant l’herbe qui se trouvait dans la cuve de l’objet que je tenais entre mes mains. L’air chaud et sec, gorgé de ce caractéristique arôme m’emplit les poumons. Je le sentais circuler en moi, me transpercer, me transformer. Je conservai la bouffée dans mes poumons quelques instants, puis la souffla doucement, presque avec regret, puis je sentis son effet lascif sur mes neurones déjà au ralenti. Nous étions toutes deux dans une espèce d’état second. L’ambiance se modifia dans la pièce, elle se gorgea d’électricité, de désirs… Nos discussions devenaient de plus en plus dangereuses, nous le savions. C’était un chemin glissant, un seul mouvement de trop, une seule parole, puis nous pouvions glisser et nous noyer dans cette rivière déferlante de luxure que nous alimentions coupablement. Elle était tellement sexy, ses yeux me scrutaient avec avidité, cherchant en moi comme dans un livre ouvert. Je me sentais mise à nue devant elle, sans même que je n’ai eu à enlever un seul de mes vêtements. Elle avait à la main un briquet dont ses doigts parcouraient les surfaces comme s’il s’agissait de quelque chose de beaucoup moins inoffensif, tout en me scrutant de son regard de feu. Ma respiration s’accélérait abruptement. Quel effet elle avait sur moi! J’étais complètement à sa merci. D’une voix rauque, presque animal, je lui chuchotai :

—   J’aimerais bien savoir ce qui se passe dans ta tête présentement… J’espère que c’est quelque chose de plaisant.

Son regard sur moi s’intensifiait. Elle me regarda avec tellement de magnétisme, de sensualité… J’en mouillais ma culotte juste à y penser, j’avais peine à soutenir son regard.

—   Oh oui, ça l’est, me susurra-t-elle, toujours de plus en plus près de moi.

Je sentais son souffle sur mon cou, je n’étais qu’à quelques centimètres de sa bouche, j’avais si envie d’y déposer mes lèvres… Je n’avais rien désiré avec autant de force depuis longtemps. Ses lèvres me semblaient si douces, si agréable. Je la désirais de toutes mes forces, mais quelque chose en moi avait peur de me jeter dans le vide.

—   C’est plaisant bien ou plaisant mal?, lui demandai-je en toute innocence.

—   C’est un peu des deux, mais j’aime le danger, tu le sais…

Sur ces mots, elle se rapprocha encore un peu plus, imperceptiblement. Nous nous regardions toutes les deux un peu dans l’attente, une lueur de défi, voir laquelle de nous deux flancherait et sauterait le pas en premier. Je devais rassembler toute ma bonne volonté pour me convaincre de résister. Mais je ne pus m’en empêcher, je glissai une main sur sa cuisse, la caressa avec légèreté, seulement pour la taquiner. Elle prit une grande inspiration, abrupte, comme pour retrouver son sang-froid.

—   Il ne faut pas que tu me touches, me glissa-t-elle, comme pour se convaincre elle-même. Ce n’est pas bien.

—   Ah mais, je ne fais rien de mal, je ne fais que réchauffer mes doigts avec le frottement du tissus, dis-je le plus naturellement du monde, en la défiant du regard.

Elle ferma les yeux, sa poitrine se souleva, je ne pus m’empêcher de baisser mon regard vers ses seins. J’avais tellement envie d’elle en cet instant précis, c’était comme si nous étions seules au monde. J’avais besoin de la sentir sur moi, partout. De l’embrasser, de la toucher… Quand elle rouvrit les yeux, elle avait un regard de braise. Ses beaux yeux bruns me dévoraient sans merci, puis elle regarda en alternance au plus profond de mes yeux, puis mes lèvres qui s’entrouvraient doucement alors que je passai ma langue sur elles. L’ambiance n’avait jamais été aussi électrique, nous sentions comme une urgence, un besoin viscérale, magnétique, attirer nos deux corps ensemble.

—   Ah et puis merde!, s’exclama-t-elle.

Elle se pencha aussitôt vers moi, pris ma tête entre ses mains, puis m’attira à elle. Mes lèvres s’écrasèrent sur les siennes avec force, appétit. Elle m’embrassa avec tellement d’intensité que je ne pus m’empêcher de m’enflammer, je me sentais vulnérable, mais en même temps toute puissante. Elle était la seule à être capable de me faire sentir ainsi. Je me sentais désirée, sexy, et je la désirai plus que tout. Ma conscience me sermonna, sachant que ces actes auraient des répercussions sans aucun doute pas très agréables, mais je n’en avais que faire. Je ne vivais que dans l’instant présent à ce moment précis. Le monde aurait pu s’écrouler autour de moi que je n’y aurais même pas prêté attention. Ses mains se firent baladeuses, elle s’aventura sur mes hanches, m’agrippa avec force, m’attirant à elle. Je me mise à califourchon sur elle, mes mains se glissèrent naturellement dans ses cheveux. Je l’agrippai pour resserrer notre étreinte. J’avais besoin de la sentir de plus en plus près, je voulais que chaque cellule de mon corps puisse la caresser. Elle se mouvait sous moi, me donnait le rythme de ses va-et-vient avec ses mains toujours sur mes hanches. Je sentais le frottement de sa jambe juste , et mon sang s’activa dans mes veines. J’avais chaud, j’avais froid… J’étais sur le point de m’auto-combustionner. Ce frottement provoquait en moi des déferlements d’excitation, puis je sentais mon sexe devenir bouillant et humide. Elle le sentait, ma respiration se fit haletante, empressée. J’étais insatiable. Ma déesse intérieure avait revêtit son plus beau corset avec ses bas résilles et son porte-jarretelle, puis elle faisait des yeux de biches tout en se trémoussant lascivement sur le rythme salace et totalement indécent de two feet : «Love is a bitch».

Elle cessa de m’embrasser puis se recula légèrement, me regarda d’un regard bestial, charnel. Son sourire en coin rompit le peu de volonté qu’il me restait encore. Toutes mes barrières et mes réticences avaient été détruites par cette femme merveilleuse et son regard charmeur. C’était plus fort que nous, cette énergie sexuelle qui voyageait entre elle et moi avait complètement pris le dessus sur notre raison et notre bonne volonté, c’était impossible d’y résister. Elle glissa une main derrière mon dos, puis agrippa mes cheveux. Elle les tira avec douceur mais solidement, assez pour que je n’ai pas le choix de jeter ma tête par en arrière. Un léger grognement s’échappa de ma gorge, j’étais tellement excitée. J’adorais être soumise à sa volonté, ce sentiment d’être complètement sienne. Mmm… Elle approcha sa bouche de mon cou, ses lèvres me parcoururent. Elle me fit frissonner du bout des orteils jusqu’à la racine de mes cheveux. C’était si sensuel. Puis elle me mordilla gentiment à la base du cou, alors que je parcourais son corps de mes mains. Elle était si parfaite, ses courbes me faisaient frémir à chaque fois que je la voyais, sa peau si douce était un pur plaisir à caresser, sa chaleur, sa sensualité, son odeur… Tout en elle me faisait de l’effet. Je sentais déjà les muscles dans mon bas-ventre se resserrer délicieusement. Alors que j’étais totalement absorbée par les sensations qu’elle produisait sur ma peau, je n’avais même pas remarquer qu’elle avait détaché le bouton et glisser la fermeture éclair de mes pantalons vers le bas, puis qu’elle avait glissé une main dans ma culotte, à l’endroit exact où toutes les cellules de mon corps la réclamait, affamées. Tout en continuant de me titiller de ses lèvres dans mon cou, elle commença une lente et délicieuse torture sur le centre le plus intime de mon plaisir. Elle n’avait plus besoin de me donner le rythme, mes hanches avaient pris la cadence avec férocité, amplifiant de plus en plus l’effet que les mouvements de ses mains expertes avaient sur mon corps. Je commençai à laisser s’échapper des gémissements de plaisir, je n’étais plus qu’une petite bombe à retardement prête à exploser à n’importe quel moment. C’était si bon!

Le sentiment de danger, d’être en train de faire quelque chose de mal m’excitait au plus haut point. Je me sentais avilie, complètement sous le charme. Je sentais en moi venir des spasmes familiers, qui allait avoir tôt fait de me propulser vers le 7e ciel. Alors que j’étais déjà au bord du gouffre, elle s’arrêta net. Elle se releva, je n’eus donc pas le choix de suivre son mouvement. Puis, de son regard le plus sensuel, elle prit ma main et me fit virevolter sur moi-même. Je lui faisais maintenant dos, puis avant même que j’eus le temps de réagir, elle me releva les deux poignets dans le dos, qu’elle tenait d’une seule main, puis de sa main libre agrippa la première chose qui lui tomba sous la main pour me ligoter les bras ensemble. Elle s’occupa de retirer mes pantalons et ma petite culotte qui alla rejoindre le sol plus vite que l’éclair, puis m’assena une violente claque sur les fesses qui me fit sursauter. Je laissai s’échapper un petit cri, puis je me retournai pour lui lancer mon regard le plus charmeur. Elle saisit l’occasion pour déboutonner chacun des 8 boutons qui retenait ma chemise ensemble. Une fois complètement défaits, elle ouvrit en grand les deux pans de ma chemise puis constata avec plaisir que je n’avais pas de soutien-gorge en-dessous. Elle prit entre ses mains mes seins puis joua avec les pointes qui se durcirent sous l’emprise de ses doigts experts. Après m’avoir arraché quelques gémissements, elle me saisit sous les fesses puis me releva doucement sur la table de la cuisine, où je pus m’y allonger. J’avais toujours les bras ligotés dans le dos, ce n’était certes pas la position la plus confortable, mais je m’en fichais complètement. La seule information qui se rendait jusqu’à mon cerveau, c’était qu’elle avait retiré son chandail et son soutien-gorge, qu’elle était plus sexy que jamais, puis qu’elle était placée entre mes jambes bien écartées, laissant à sa vue et sous son emprise toute mon intimité. Son corps était parfait. J’avais envie de prendre ses seins dans ma bouche, de toucher chaque parcelle de cette peau lisse. Son odeur me rendait complètement folle. J’étais tellement impatiente de vivre la suite des événements que je ne pouvais m’empêcher de me trémousser dans tous les sens. Je l’emprisonnai entre mes jambes et l’attira à moi, ce qui l’obligea à prendre appui de chaque côté de mon corps avec ses mains. Elle déplaça une mèche de cheveux qui était tombée devant mon visage puis me regarda comme si j’étais l’une des sept merveilles du monde. Je fondis en découvrant l’expression sur son visage. Cette femme sublime, que j’aimais de tout mon cœur, qui me faisait sentir comme si j’étais une déesse… Cette femme me désirait, elle avait envie de moi et de personne d’autres en cet instant précis. C’était tout ce qui comptait.

Je rompis cette expression sur son visage en l’embrassant. Je fis de mon mieux pour que dans ce seul baiser, elle comprenne tout l’amour que j’avais pour elle, et à quel point je brûlais d’envie qu’elle me baise. Elle me le rendit avec la même intensité, le même désir, puis une main glissa lentement sur mon corps. Ses doigts m’effleurèrent, firent parcourir en moi des courants électriques. Ma peau était à vif, chargée de sensations. Elle descendit toujours plus bas, plein Sud, puis atteignit après ce qui me semblait être une éternité l’endroit où j’étais si empressée de la sentir. Elle me pénétra d’abord doucement, avec seulement un doigt, puis accéléra la cadence. Mes hanches allèrent à sa rencontre, tentant par tous les moyens de la sentir plus fort, plus profond en moi. Elle se releva entre mes jambes puis me pilonna comme jamais, en jetant sur moi son regard le plus aguicheur, espiègle. Mes gémissements ne tardèrent pas à remplir la pièce. Nul doute, elle savait s’y prendre.

Elle se pencha entre mes jambes, puis une fois le visage à seulement quelques centimètres de mon sexe, elle pénétra mes yeux de son regard le plus prédateur et provocant. Je m’enflammai. Tous mes sens étaient sur le qui-vive. Mes muscles se crispèrent sous l’effet de ses doigts qui me martelaient sans pitié. Je fermai les yeux puis jetai ma tête vers l’arrière. Soudain, je sentis sa bouche s’activer sur mon clitoris, ajoutant encore une intensité à toutes ces délicieuses tortures qu’elle me faisait subir. Sa langue tournoya autours de mon petit bouton de plaisir, m’aspirant dans une spirale sans fin de sensations. Je perdais pieds, j’étais au bord du précipice. Puis soudain tous mes muscles se crispèrent puis se relâchèrent comme des ressorts. J’hurlais mon plaisir de toutes mes forces, je me laissai transpercer par cet orgasme fulgurant. J’étais engouffrée dans cet océan de stimulations, je me sentais flotter dans la pièce, complètement détendue.

Je revins lentement à la réalité, alors qu’elle avait ralenti la cadence, me laissant le temps de reprendre mes esprits. J’ouvris les yeux puis la fixa, sauvage, prête à lui bondir dessus à la moindre occasion. Je me relevai de peine et de misère puis me rapprochai du bord de la table, où je me servis de mes jambes pour lui faire comprendre de se relever. Elle le fit, puis j’enroulai à nouveau mes jambes autour d’elle, et l’embrassai comme si ma vie en dépendait. Je goutai le fruit de mon excitation sur sa bouche, sa langue. Un petit goût légèrement salé qui venait se mélanger à merveille avec la saveur de notre excitation mutuelle. Elle avait déposé ses mains sur mes cuisses, puis les caressait avec douceur. Je sentais mes bras encore engourdis d’avoir été allongée ainsi sur la table, mais ça m’était égal. Elle comprit sans doute mon inconfort, puisqu’aussitôt elle plongea ses mains dans mon dos pour dénouer la corde qui retenait mes bras ensembles. Je les ramenai devant moi, puis massai les marques laissées par la morsure de la corde sur mes poignets et mes avant-bras. Toujours placée entre mes jambes bien écartées, je l’attirai à moi, puis put enfin savourer la caresse de sa peau sur mes mains. Je pris le temps de toucher chaque parcelle de peau, puis je penchai ma tête sur ses seins, pour les sucer, les titiller. Je l’entendis respirer plus abruptement, puis elle dégagea mes cheveux de mon visage en les poussant sur le côté. Tout en continuant mes caresses buccales, je saisis ses pantalons et les glissa vers le bas pour lui retirer. J’activai mes doigts sur son sexe, la caressant tantôt doucement, tantôt avec ferveur. Elle retira ses pieds de ses pantalons descendus, puis les envoya valser à l’autre bout de la pièce. Je sentais son rythme cardiaque s’accélérer, sa respiration devenir saccadée. Ses hanches rejoignaient les mouvements de mes doigts, comme une danse sensuelle. Je me mise à genou devant elle, puis la regarda avec défi.

Je me penchai vers son intimité, y déposai ma bouche avec appétit. J’avais si hâte de la gouter. J’explorai son sexe avec ma langue, dans des mouvements contrôlés et lascifs. Mes doigts s’insèrent sans mal dans l’endroit le plus chaud de son intimité, puis je constatai avec ravissement à quel point elle était excitée. Elle était trempe. Je goutai le fruit de son excitation tout en commençant un imperturbable mouvement de va-et-vient avec mes doigts. Je la sentais se tordre de plaisir sous mes caresses, ses muscles se resserrèrent, sa respiration était saccadée.  M’mmm… J’adorais la voir ainsi et savoir que c’était grâce à moi, je me sentais toute puissante. Elle agrippa ma tête, puis enfila ses doigts à travers mes cheveux pour guider mes mouvements. Ses mains caressèrent ma tête, me faisant parcourir des frissons dans tout le corps. Mon sexe s’était réveillé, réclamant à nouveau de l’attention. Je mis un genou à terre et, tout en continuant de la lécher et la pilonner sans merci, je glissai ma main libre vers mon intimité. Je fis des cercles sur mon clitoris, excitée au plus haut point, puis je laissai s’échapper des gémissements qui venait accompagner ceux de la femme sublime que j’avais devant moi. Je relevai le regard vers elle et vit qu’elle m’observait. C’était sans aucun doute le moment le plus érotique et complètement décadent que j’avais vécu de toute ma vie, je me sentais complètement sous son charme, sexy, aguicheuse, déchue et totalement en confiance. Quelques instants plus tard, je sentis tout son corps se raidir, ses jambes avaient du mal à la porter. Ses muscles se crispèrent inexorablement sur mes doigts à l’intérieur d’elle, puis je pus presque sentir le bourdonnement qui circulait lorsque je lui léchais avec gourmandise le clitoris. J’intensifiais mes mouvements, désireuse de la voir plonger dans les abysses de cet orgasme qui la guettait de plus en plus. Les mouvements sur mon propre corps se firent plus saccadés, j’étais moi aussi très près du gouffre. Je goutai à son intimité puis la pilonnai sans merci, avec force et intensité. Elle explosa de jouissance, agrippant avec force mes cheveux, m’obligeant à garder la tête (et surtout la langue) bien collée sur elle. Ses gémissements étaient tellement stimulant, sexy, que j’explosai moi aussi de plaisir dans un violent orgasme.

Il nous fallut quelques minutes pour reprendre contenance. Je m’étais relevée, et nous nous embrassions avec passion tout en nous caressant mutuellement en douceur. Elle retira le dernier bout de tissus qui subsistait encore suite à nos étreintes : ma petite chemise à carreaux. Aussitôt retirée, elle alla rejoindre le reste de nos vêtements au sol. Elle laissa ses mains se balader sans gêne sur mon corps, passant doucement sur mes seins, sur mes fesses, et sur toutes les surfaces de peau inimaginables entre ces deux points. J’étais sur un petit nuage, je savourai ce moment sereinement, avec adoration. Ma déesse intérieure avait terminé sa danse indécente puis se prélassait allègrement sur une chaise longue, complètement nue et heureuse comme un poisson dans l’eau.

Elle s’approcha alors de moi, nos corps collés l’un contre l’autre, puis se pencha à mon oreille, les mains biens calés sur mes reins, juste en haut de mes fesses. Elle me murmura d’une voix salace qui remit aussitôt tous mes sens en alerte :

—   Je n’en ai pas fini avec toi…, accompagné par son sourire charmeur et tellement provocateur qui me faisait mouiller à chaque fois.

Sur ces mots, elle me retourna puis me fit pencher le buste sur la table. Elle glissa une main dans mon dos, puis sur mes fesses. Je me cambrai. Elle entreprit de pétrir la chair de mes fesses, les écarter, les marteler de petits coups secs. J’allai à la rencontre de sa main à chaque coup. La morsure de sa main sur mes fesses était dangereusement érotique, délicieuse. J’avais besoin d’elle, besoin de sentir cette douleur, cette excitation. Je sentais ses doigts glisser vers mon sexe déjà trempe, puis appuyer à l’entrée de mon vagin, sans y pénétrer. Comme dans l’attente, et lorsque je voulus faire un mouvement de hanche pour l’obliger à me baiser, elle se recula. Elle jouait avec moi, je le savais. Ce petit manège m’excita encore d’avantage. C’était comme jouer au chat et à la souris, et je savais qu’à ce petit jeu c’est elle qui tirait les ficelles, et que je n’allais pas en sortir gagnante. Elle me contrôlait totalement, et je me soumettais à elle sans aucune résistance.

—   Je te conseille d’agripper la table, et de la tenir aussi fort que tu peux, tu en auras besoin…, me glissa-t-elle d’une voix mielleuse, salace.

Je lui obéis immédiatement, soumise. Je penchai ma tête sur le côté, afin de pouvoir l’observer et prévoir ses mouvements. La seule chose que je vis, c’est son regard de braise qui mettait littéralement le chaos partout sur son passage plonger dans la profondeur de mes yeux, me déshabiller, puis son sourire dévergondée m’adresser une expression charmeuse, me préparant à ce qui allait se passer. Je fondis, puis au même moment je sentis ses doigts me pénétrer brutalement, avec autorité…J’étais sienne, totalement, entièrement, et je me laissai glisser à nouveau avec abandon vers ces lieux sombres où elle m’emmena encore…