Le regard espiègle et enjôleur de ma douce geôlière m’examinait de haut en bas, alors que je sentais les battements de mon cœur s’accélérer inexorablement sous l’effet de l’adrénaline que me procurait la situation. Je contemplai non sans admiration et une bonne dose d’excitation la déesse que j’avais devant mes yeux : ses longs cheveux bruns relevés en savant chignon, son allure sexy en diable dans son uniforme de policière, sa matraque à la ceinture prête à me faire subir les pires et les plus succulents sévices. Son apparence autoritaire et sure d’elle me faisait littéralement mouiller ma culotte.

Elle me regardait avec malice, alors qu’elle me savait entièrement vulnérable : assise sur un petit fauteuil avec un dossier rembourré en cuir rouge et des appui-bras en bois de chêne, le dos solidement enfoncé dans la rembourrure de la chaise puis les bras dans le dos, j’étais solidement maintenue en place par des menottes qui enserrait mes poignets, puis des cordes fermement attachées à mes chevilles m’empêchait tout mouvement. Le haut de mon chemisier avant été déboutonné, laissant à la vue de ma superbe compagne mes seins remontés et mis en valeur par mon délicat soutien-gorge en dentelle d’un rouge écarlate des plus provocants. Ma petite jupe noire était quant à elle remontée pour exposer ma petite culotte, où on pouvait y voir aisément le fruit de mon excitation : un cercle sombre de moiteur sur le fin tissus de la même dentelle rouge vif qu’arborait mon soutien-gorge. Je me sentais totalement exposée, dévergondée.

Je le savais, elle se délectait de me voir dans cette position, elle y prenait un malin plaisir. La voir ainsi se sentir dans une position de supériorité et me savoir complètement à sa merci l’excitait au plus haut point, je pouvais voir l’étincelle de provocation dans ses sensuels yeux d’émeraude. Elle se rapprocha de moi, puis, en prenant appui sur mes cuisses me glissa dans le creux de l’oreille les paroles suivantes :

- Vous avez été une mauvaise fille à ce qu’il paraît, mademoiselle…Je vais devoir procéder à une fouille corporelle pour voir si vous n’avez pas d’objets dangereux sur vous…

Tout en prononçant ces paroles, elle força son appui sur mes cuisses de façon à bien les écarter, puis se releva doucement en laissant glisser ses doigts, ce qui me fit parcourir un frisson de plaisir dans toutes les parties de mon corps. Je sentais la chair de poule sur mes membres inférieurs, toutes les cellules de mon corps réclamaient d’autres contacts.

Elle entreprit de tâter toutes les parties de mon corps, en commençant par les bras. Elle remonta tranquillement de mes poignets jusqu’à mes épaules, puis glissa lentement vers ma poitrine, en tâtant plus que nécessaire mes seins, puis continua ses assauts vers mon ventre. Elle ignora ostensiblement mon intimité, puis continua de me tâter les cuisses, puis finalement les mollets et les pieds. Ces contacts, bien qu’assez abruptes, faisaient naître une telle chaleur dans mon bas-ventre qu’on aurait dit qu’un volcan s’était éveillé en moi. Je me sentais en fusion, sur le point d’exploser, alors qu’elle m’avait à peine touché. Je sentais mon sexe palpiter, impatient qu’on le prenne en charge.

Perdue dans l’absorption de toutes ces sensations, je ne la vis pas se relever avec un couteau dans les mains. Lorsque je compris qu’elle attendait patiemment que je la regarde, je levai mes yeux vers elle, puis vit son regard triomphant me narguer. Elle m’exposa au visage ce long couteau de chasse, avec un manche en bois d’érable verni et une lame d’environ 15 centimètres ornée de délicats motifs. Elle susurra d’une voix sensuelle :

- Vous pensiez faire quoi avec ça Mademoiselle? Je vais vous montrer comment on s’en sert ici…

Puis au moment où je voulus lui répondre, lui supplier de me toucher encore, elle posa sa main sur ma bouche pour m’empêcher de parler tout en me disant :

- Si j’entends un seul son sortir de ton insolente petite bouche, je vais t’apprendre ce qu’est le silence bébé.

Toujours avec sa main posée sur ma bouche pour me faire taire, j’hochai ma tête pour lui démontrer que j’avais compris son message. J’osai quand même un regard provocateur à souhait dans sa direction, dans l’espoir de lui faire comprendre que la petite flamme de rébellion qui m’habitait était toujours là, bien vivante, et que j’avais bien envie d’être punie de ses mains expertes si je désobéissais. Mon regard ne manqua de retenir son attention, puis je savais qu’elle ne laisserait pas passer ce petit incident sous silence.

-Oh, alors tu veux jouer à ça, s’exclama-t-elle. Parfait, tu sais que je suis douée à ce jeu.

Elle sortit de la poche droite de son pantalon une petite boule rouge qui me semblait être en plastique et qui comportait plusieurs trous à sa surface, attachée par deux bandes de cuir…Un gag ball! Elle avait dû l’acheter en cachette cette après-midi alors que j’étais occupée à faire les courses. Elle l’exhibait fièrement devant mon visage, puis je sus ce qui m’attendait. Elle s’approcha puis j’ouvris sagement ma bouche. Elle y glissa d’abord un doigt, que j’aspirai et suçai avec appétit. «Bonne fille», me glissa-t-elle en souriant. Elle retira son doigt puis y enfonça la petite boule entre mes dents. Elle attacha ensuite les deux bandes de cuir derrière ma tête, puis recula pour mieux me contempler. Je me sentais tellement avilie. J’étais là, devant elle, cette boule m’empêchant toutes paroles, les liens de mes poignets et mes chevilles me maintenaient fermement en place sur la chaise. Mes vêtements bien remontés pour exposer à ma douce mes attributs dans ma jolie lingerie. J’avais chaud, je n’en pouvais plus… Il fallait qu’elle me touche maintenant. Je la suppliai du regard, j’ondulais pathétiquement des hanches dans sa direction. Je n’étais plus qu’un petit être assoiffée de sexe qui attendait d’être libérée de toute cette tension sexuelle qui régnait dans la pièce.

Elle se rapprocha de moi, terriblement sexy, prédatrice, puis elle reprit le couteau dans ses mains. Elle vint appuyer doucement le couteau près de ma gorge. La sensation d’être totalement vulnérable, qu’elle avait ma vie entre ses mains était un très puissant aphrodisiaque. Je sentis une poussée d’adrénaline gagner chaque cellule de mon corps, ma peau était à vif. Elle glissa la lame le long de mon cou, puis entre mes seins. Je sentais la chaleur de la lame qui entaillait très légèrement ma peau en surface. Puis elle glissa la lame entre ma peau et le fin tissus qui retenait les deux bonnets de mon soutien-gorge ensemble. D’un geste chirurgical et assuré, elle trancha ce tissu, libérant du même coup ma lourde et ferme poitrine. Les restes de mon sous-vêtement pendaient de chaque côté de mes seins, la pointe de mes tétons bien hérissés, fébriles dans l’attente d’être pris en charge par mon imperturbable amoureuse.

Comme si elle put deviner le fond de ma pensée, elle reposa le couteau sur la petite table qui se trouvait derrière elle, puis se mise à genou entre mes jambes bien écartées. Elle prit mes seins de ses deux mains pour les soupeser, les titiller. Tout en les rapprochant ensemble, elle s’affaira maintenant à les soumettre à ses dents et sa langue experte. J’éprouvai une vague de chaleur partout dans mon corps. Ma déesse intérieure se déchaînait comme une forcenée, satisfaite de ces contacts érotiques sur mes boutons de rose. Je pouvais sentir ma chatte palpiter sous les fins tissues qui la dissimulaient encore. Je sentais la moiteur de mon intimité grandir de plus en plus, au fil de ses délicieux assauts sur mes seins. Elle les mettait au supplice, et la sensation était exquise. Je me laissais aller à absorber toutes ces sensations sans pouvoir les retenir, les amortir. J’étais complètement ensorcelée. J’ouvris mes yeux pour l’observer, la délicieuse créature qui partageait ma vie, puis j’eus tant envie de l’embrasser à ce moment précis, quand je vis ses longs cils palpiter, sa bouche posée sur mes tétons, sa douce peau de pêche… J’avais envie de libérer mes mains de ses liens, puis de plonger mes doigts dans sa longue chevelure afin de m’y agripper et de la maintenir là jusqu’à la fin des temps.

Soudain, elle arrêta totalement de me toucher, se releva, puis me nargua de son regard espiègle. Merde. Elle était tellement maîtresse de mon corps qu’elle avait deviné que mon orgasme était sur le point d’exploser. J’étais là, frustrée, à la regarder avec supplication pour qu’elle finisse ce qu’elle avait commencé. Elle s’exclama d’une voix rauque, sensuelle : «Qu’est-ce que tu t’imaginais? Je n’en ai pas encore fini avec toi…» Je me débattis, puis je sentis la morsure des menottes s’enfoncer dans mes poignets. Je me calmai un peu, à peine, et lui lança un regard de prédateur, fauve et bestial. Je voulais lui faire subir le même sort qu’elle venait de me faire subir. Je marmonnai à travers du gag ball des paroles inaudibles, essayant du même coup de m’en dégager avec ma langue et mes dents, mais c’était peine perdue.

- Tu as quelque chose à me dire, Princesse? Me susurra-t-elle.

Je hochai de la tête en signe d’approbation. Elle s’en alla en arrière de moi, puis retira le nœud qui retenait l’objet dans ma bouche. Elle me l’enleva doucement puis me dit :

- Je t’écoute, qu’as-tu à me dire?

- Je veux te baiser avec ma bouche, lui répondis-je suavement, toujours en la toisant de mon regard animal, aguicheur.

- Voilà qui devient intéressant. Tu veux que je te laisse le plaisir de t’amuser avec ma chatte alors, c’est ça?

- Oui! Dis-je avec un peu trop d’enthousiasme.

- Oui, qui? Petite insolente…

Son regard venait de s’assombrir, puis elle afficha un sourire en coin, prédateur et lascif, elle semblait prête à me sauter dessus à tout instant. Et j’en avais d’ailleurs bien envie.

- Oui, Madame. Lui répondis-je sagement, avec un regard doux et soumis pour cacher les sombres intentions qui traversaient mon esprit à ce moment précis.

- Bien, tes désirs sont des ordres, ma Belle.

Elle retourna une fois de plus dans mon dos, puis j’entendis le léger cliquetis des clés qu’elle sortait de ses poches. Elle glissa la clé dans la serrure des menottes qui me retenait prisonnière, puis libéra enfin mes poignets. Alors que je ramenai mes mains en face de moi, massant l’endroit où les menottes s’étaient enfoncées dans ma chair, elle me glissa : «je te conseille d’être sage, c’est un privilège qu’une dangereuse criminelle comme toi ne soit pas ligotée et tu sais que je prendrais un malin plaisir à le faire, alors fait exactement tout ce que je te dis si tu veux encore bouger.» Ces paroles m’excitèrent au plus haut point. Mon sexe s’était remis à palpiter, puis ma déesse intérieure me toisait d’un regard enfantin, en tapant des mains puis en sautillant pour démontrer son excitation. Elle me défiait du regard de désobéir, mais j’avais beaucoup trop envie de gouter à ce fruit interdit pour m’y risquer. Je voulais sentir sa liqueur intime mouiller mes lèvres, savourer sa douce arôme sur ma langue lorsque je la caresserai avec ma bouche juste .

         Elle m’ordonna de garder mes bras devant ma poitrine, puis s’en alla dernière moi à nouveau. Elle prit mes cheveux d’une main, puis de sa main libre fit basculer la chaise pour la coucher sur le sol. J’étais toujours attachée aux chevilles, couchée au sol sur la chaise tout en étant encore en position assise. Elle déposa mes cheveux au sol, maintenant qu’ils ne risquaient plus d’être tirés alors qu’elle basculait la chaise. Puis je la vis de quelques mouvements de bassin retirer le pantalon de son uniforme. Elle était nue en-dessous. Je vis sa délicieuse chatte s’approcher de ma bouche alors qu’elle s’accroupit au-dessus de ma tête. J’étais à quelques centimètres de pouvoir goûter à son corps, ses petites lèvres roses entrouvertes me laissaient déjà deviner toute son excitation. Je pouvais sentir son exquis parfum me dorloter les narines, j’étais folle de cette odeur. Je soulevai ma tête pour enfin atteindre son sexe, puis je caressai son clitoris de ma langue. Je sentis ses hanches prendre la cadence de mes coups de langue, puis elle se frotta de plus en plus sur mon visage alors que je continuai mes douces caresses sur son intimité. Je pouvais enfin goûter à mon dessert préféré, le délicieux arôme de son excitation qui coulait dans ma bouche. De mes deux mains, j’agrippai le haut de ses cuisses, juste sous ses fesses, puis je la maintenais en place pour continuer mes assauts sensuels. Je sentais son rythme cardiaque s’accélérer, je voyais ses yeux se fermer et sa tête se pencher vers l’arrière. Son orgasme montait tranquillement. Sa respiration s’accélérait, puis elle laissa pousser des gémissements de plaisir qui sonnaient comme de la musique à mes oreilles, j’adorais le pouvoir que j’avais sur elle en cet instant précis. Sans crier gare, je glissai un doigt dans son sexe, puis commençai d’impitoyables mouvements de va-et-vient tout en continuant de la dévorer sans merci. Elle eut une légère réaction de surprise, puis je sentis la pression montée en elle. Je la sentais basculer, elle était sur le point de jouir. Je la pénétrai maintenant de deux doigts, toujours avec force et vigueur, puis s’en fût trop pour elle. Elle explosa dans un orgasme fulgurant, elle criait sans ménagement son plaisir, puis je sentis les muscles de son vagin se crisper délicieusement sur mes doigts qui la pilonnaient encore sans relâchement. Pendant de longs instants, elle n’était plus maîtresse de ses réactions, elle se laissait totalement aller dans cette vague d’euphorie qui la submergeait.

 

Encore dans les vapes, elle se releva doucement, et m’adressa un sourire tellement craquant que je fondis. Je ne regrettai pas de l’avoir fait jouir à la place de la mettre au supplice comme elle venait de le faire avec moi quelques instants auparavant. Je la savais reconnaissante, et je savais que j’aurais droit au même traitement pour l’avoir satisfaite. Elle ouvrit les pans de sa chemise, puis la retira. Elle avait mis son soutien-gorge blanc en soie, mon préféré. Elle était tellement sexy, là, presque entièrement nue avec son dernier sous-vêtement qui mettait ses seins en valeur puis sa casquette de policière encore déposée sur sa tête. Son chignon s’était défait alors qu’elle secouait la tête de plaisir quelques instants passés. Elle avait ses longs cheveux sombres qui descendaient en cascade sur ses seins et dans son dos. J’avais peine à croire que j’avais la plus belle femme du monde à mes côtés à tous les jours de ma vie. Je la regardai avec amour et douceur, puis elle me rendit mon regard.

 

Soudain, ses yeux s’assombrirent puis reprirent leur étincelle d’autorité. Elle avait repris son rôle de policière. Elle me regarda puis dit dans un murmure rauque et sexy : «c’est à ton tour maintenant, ma Belle.» Elle reprit les menottes qui étaient accrochées sur ses pantalons puis les remis à mes poignets avant même que j’eus le temps de cligner des yeux. Elle me somma de les maintenir bien au-dessus de ma tête, et qu’elle ne tolèrerait aucun écart de conduite de ma part. J’obéis sagement, ma libido dans le plafond parce que je savais que ce qui m’attendait s’annonçait totalement jouissif et charnel. Je m’abandonnai corps et âme à ma délicieuse partenaire, je voulais qu’elle me touche partout, qu’elle me pilonne jusqu’à ce que je la supplie d’arrêter.

 

Elle retourna prendre quelque chose sur ses pantalons sans que je puisse voir de quoi il s’agissait, puis remonta la chaise sur laquelle j’étais assise à la verticale sans que l’exercice ne semble lui demander le moindre effort. Lorsqu’elle se remit en face de moi, je vis qu’elle avait à nouveau enfilé ses pantalons d’uniforme. Mmmmm… Qu’est-ce qu’elle était sexy! Elle s’approcha de moi, assez pour que je puisse sentir la délicieuse odeur de son parfum me chatouiller les narines. C’était une odeur sensuelle, un mélange de vanille et de patchouli. Une odeur qui me donnait envie de me prosterner devant elle, de la dévorer jusqu’à la dernière miette. Je sentis ses mains s’appuyer dans le creux de mes reins, près de mes fesses, puis elle m’agrippa fermement afin d’approcher mes fesses du rebord de la chaise. Elle prit ensuite la chaîne qui relia les deux bracelets des menottes dans ses mains, puis je fus forcée de relever mes poignets au-dessus de ma tête alors qu’elle guida le mouvement. «Qu’est-ce que je t’ai dit, petite coquine? Les bras au-dessus de la tête! Que je n’aie pas à me répéter maintenant.» me gronda-t-elle pour appuyer son regard noir tout en me souriant, amusée. Je ne savais pas combien de temps j’arriverais à les garder au-dessus de ma tête. Bien qu’ayant une volonté béton, je me doutais qu’elle avait la ferme intention de me déconcentrer de mes objectifs dans l’unique but de me voir lui désobéir. «Je ne lui ferai pas ce plaisir», me convainquais-je en me demandant à moi-même qui est-ce que j’essayais de convaincre avec ce stupide mensonge.

 

Une fois sortie de mes réflexions, je vis qu’elle me regardait, le sourire aux lèvres.

- Tu sais que tu es adorable quand tu te mets à réfléchir comme ça.

 

Comme seule réponse, je rougis et baissai les yeux, tout en affichant une mine contrite qui suffit à la faire fondre. Elle sortit un instant de son rôle de parfaite petite policière en abus de pouvoir puis vint plaquer ses lèvres sur les miennes dans un baiser tendre et passionnel. Elle releva mon menton de son index puis le laissa glisser le long de mon cou, faisant naître des frissons partout sur mon corps. C’était fou l’effet qu’elle pouvait déclencher sur moi d’un simple toucher. Je baissai mes mains pour les passer dans ses cheveux, afin d’intensifier notre baiser, puis c’est à ce moment précis qu’elle se sépara de moi pour me toiser de ses magnifiques yeux d’émeraude. «Qu’est-ce que tu viens de faire?» me défia-t-elle de répondre, les yeux brillants de malice. Je haussai mes épaules, en affichant un regard des plus innocents. J’essayai d’avoir l’air le plus irréprochable possible puisque je redoutais sa punition. J’avais encore terriblement envie qu’elle me prenne, qu’elle me fasse jouir comme seule elle savait le faire. Elle riait d’un rire léger, cristallin, puis s’exclama : «oh toi… Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi…» en me regardant d’un air compatissant. Elle se mise à genou entre mes jambes puis posa ses mains sur mes cuisses afin de les écarter. J’étais maintenant cambrée sur la chaise, les fesses à moitié dans le vide, les seins bien pointée dans sa direction. Elle glissa un doigt sur la fine dentelle qui offrait une dernière barrière à mon entrejambe. Aussitôt, je sentis à nouveau cette douce chaleur irradier mon bas-ventre, la chaleur de son doigt enflammait encore d’avantage mon sexe déjà haletant. Je sentais mes sous-vêtements se mouiller encore plus sous l’excitation que ma douce me procurait, puis je vis dans son regard qu’elle prenait un malin plaisir à appuyer là où elle savait que ça me ferait le plus d’effet, juste , sur mon clitoris déjà bourdonnant d’excitation. Elle avait une telle emprise sur moi qu’un seul toucher, aussi léger soit-il, avait le don de me mettre en pâmoison et de me pousser près du précipice d’un orgasme foudroyant. Je poussai mes hanches vers l’avant, dans l’espoir qu’elle achève sa lente torture et qu’elle me baise comme je le réclamai. «…Petite impatiente», s’amusa-t-elle. Je ne pouvais pas dire le contraire, j’éprouvai un besoin viscéral de la sentir m’empaler de ses doigts experts. Je sentais déjà mes muscles se crisper dans mon bas-ventre juste à l’idée de la sentir au plus profond de mon intimité.

 

Elle se pencha puis ramassa le couteau qui était disposé sur la petite table basse où elle l’avait laissé tout à l’heure. D’un coup sec, elle trancha la fine dentelle de ma culotte, ouvrant un trou béant devant mon sexe. Elle déposa le couteau au même endroit où elle l’avait pris, puis de ses deux mains déchira ce qui restait de mes sous-vêtements. J’étais entièrement offerte, exposée à son regard torride sur la partie la plus intime de mon anatomie. Juste à y penser j’en avais le souffle coupé, j’haletai. Je voyais dans son regard de braise toute l’excitation que cette contemplation de ma petite personne lui procurait. Je me sentais tellement belle dans son regard, elle avait cette façon de me reluquer avec une telle intensité. Je voyais dans ses yeux de l’amour, de la convoitise… même une petite touche d’admiration. Et ça me faisait chaud au cœur de me sentir autant désirée par cette merveilleuse personne.

- Tu es…. Wow. Tu es tellement sexy mon amour! S’extasia-t-elle en me contemplant de plus belle.

- Et tu t’es vue, peut-être? Lui murmurai-je tout en lui lançant un clin d’œil et mon sourire le plus charmeur.

 

Elle sourit, rayonnante. Elle était tellement adorable. Elle me glissa dans un souffle un petit «je t’aime», puis lança sur un ton plus sérieux tout en reprenant contenance : «Passons aux choses sérieuses maintenant!»

 

Sur ces paroles, elle sortit de son fourreau la matraque qui était attachée à sa ceinture, puis me le glissa sous le nez.

- Je vais te montrer ce qu’on fait ici aux petites insolentes comme toi qui n’écoute pas les ordres.

 

Elle replaça délicatement une mèche de cheveux qui s’était glissée devant mon visage, puis m’ordonna d’ouvrir la bouche. Elle y glissa doucement le bout de la matraque, tout en effectuant des mouvements de va-et-vient. Je m’efforçai de bien humecter la matraque avec ma langue, sachant pertinemment qu’elle allait se retrouver au plus profond de mon sexe dans quelques instants. Bien que l’effort fût selon moi louable, je savais que la lubrification de mon entrejambe était déjà bien suffisante sans avoir besoin de celle de ma salive. J’étais tellement excitée par ce qui était en train de se passer qu’on aurait presque pu entendre les bruits de la mer en se collant l’oreille à ma chatte, j’étais littéralement trempée par ce déluge d’excitation.

 

Comme au ralenti, je vis son visage se pencher vers mon sexe, son regard chaud et sensuel bien ancré à mes yeux, me caressant sans aucun contact. Lorsqu’au bout d’un moment qui me parut une éternité sa bouche aiguillonna enfin mon intimité, je ne pus m’empêcher de fermer les yeux et de jeter ma tête vers l’arrière. C’était si bon de la sentir . Je sentis ma respiration s’accélérer, mon cœur menacer de sortir de ma poitrine alors qu’elle s’affairait de sa langue maîtresse à bichonner mon clitoris. Mes hanches bougeaient au rythme de ses coups de langue, cherchant de plus en plus à intensifier le contact. Puis soudain, je sentis un objet solide, implacable, pénétrer mon sexe. Mes muscles se crispèrent délicieusement sous cet assaut. Les va-et-vient de la matraque dans mon vagin jumelé aux grisantes caresses de sa langue sur mon clitoris me rendaient complètement folle. Il ne fallut que très peu de temps avant que mes gémissements de plaisir n’emplissent la pièce d’une atmosphère des plus érotiques.

 

De sa main libre, elle glissa dans mon dos, prenant sa poigne juste en haut de mes fesses, puis appuya de façon à m’attirer encore plus vers elle. Je descendis mes mains encore menottés d’en-haut de ma tête puis les posa sur sa tête. Puis dans un geste à la fois tendre et animal, le passai mes doigts entre ses cheveux puis les agrippai pour la maintenir plus facilement contre mon corps. Elle émit un petit grognement qui résonna partout à l’intérieur de moi. C’était tellement…Bon! La tension dans mon bas-ventre se faisait de plus en plus présente, toutes mes cellules se concentraient à vivre ces stimulations charnelles. Je ne pouvais plus rien penser, je n’étais qu’une petite boule de sensations sur le point d’exploser.

 

Puis soudain, mes muscles se crispèrent, puis se relâchèrent dans une délivrance exquise. Je jouis de tout mon être, alors que ma tendre continuait sa délicieuse torture sur mon intimité sans ménagement. C’était comme un raz-de-marée de plaisir, une libération totale. Je criais de toutes mes forces alors que mon orgasme m’entraînait de plus en plus vers les profondeurs les plus sombres de la dépravation. Ma douce sortie doucement son arme de mon être, puis donna un doux baiser sur mon clitoris, en me regardant d’un air amoureux alors que je lâchai peu à peu ma prise sur sa tignasse. Les secousses continuèrent quelques instants, puis mes muscles se calmèrent et j’ouvris les yeux. Je me sentais bien, en état de profonde satisfaction. Mes muscles endolories étaient dans un état de béatitude total, ma déesse intérieure était euphorique, allongée sur sa chaise de plage, les lunettes de soleil bien calées sur son nez alors qu’elle se prélassait allègrement sous le climat tropical de ma conscience.

 

Mon amour me regardait toujours avec bonté et délicatesse. Elle reprit dans la poche de ses pantalons d’uniforme la petite clé qui servait à débarrer les menottes puis me libéra de mes liens. Elle massait les morsures que les menottes avaient laissées sur la peau de mes poignets, puis se relevait. Je l’agrippai par surprise de mes deux mains sur ses fesses pulpeuses pour l’attirer à moi. Elle tomba avec amusement sur mes genoux, son rire cristallin résonna à mes oreilles. Elle mit ses bras autour de mon cou alors que les miennes s’étaient doucement glissées à ses hanches. Elle se pencha pour m’embrasser. Au contact de ses douces lèvres sur les miennes, un frisson me parcourut. Je me sentais tellement à ma place, là, dans ses bras. Elle approfondit notre baiser puis bien vite je sentis sa langue se glisser dans ma bouche, et je goutai son délicieux arôme se mélanger avec le goût salé et délicat de mon excitation. C’était divin.

 

Après notre baiser, elle se releva doucement de mes genoux. Je la regardai, avec des points d’interrogation dans le regard. J’étais peut-être libérée de mes menottes, mais j’avais toujours ces cordes à mes chevilles qui m’empêchaient de me relever. Elle crut comprendre ma silencieuse question, puis me regarde avec malice, les yeux étincelants. Elle s’exclama avec espièglerie :

- Non non, mon Amour. Ça ne fait que commencer…